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Esquinte ma bagnole et j'te fais bouffer mes chaussettes.

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MessageSujet: Esquinte ma bagnole et j'te fais bouffer mes chaussettes. Ven 25 Nov 2011 - 10:44




    « Hunter, tu pourrais aller à Milwaukee nous faire des courses pour les animaux ? On a besoin de viande pour les chats. Va voir le boucher et essaye d’avoir des restes si tu peux. »
La journée s’annonçait bonne à ce moment-là. Le doyen avait besoin qu’elle sorte. Prendre la voiture, rouler, être seule et faire semblant de faire sa vie, c’était ce qu’elle aimait aussi. Il lui a donné un peu d’argent et elle est partie. La voiture n’était pas exactement la sienne. En fait, elle appartient à toute la troupe. Hunter aurait été incapable de se payer une Chevrolet Impala de 1967 noire toute seule. Cela dit, c’est sans doute elle qui chouchoute le plus la voiture, qui l’entretient. Les autres ne s’en soucient pas vraiment. De toute façon, ils ne sont pas systématiquement chargés de la corvée des courses, eux. Ravie malgré tout, elle grimpe dans la voiture et ferme la portière. L’intérieur sent le vieux cuir et la terre. Elle inspire longuement avant de mettre le contact. La voiture rugit tandis qu’elle sort de sa place avec un peu de difficulté, pestant contre l’idiot qui a garé sa vieille Clio trop près derrière elle. Néanmoins, elle arrive à sortir sans abîmer la voiture et accélère.

La journée est belle. Comme si tout irait bien dans les jours à venir. Il fait même un peu chaud. Hunter ne porte qu’un débardeur léger et décolleté, un short court et une paire de vieilles baskets. Ce soir, il y a une représentation. Après lui avoir donné l’argent, le doyen lui a bien dit d’être revenue pour les répétitions de l’après-midi. D’autant qu’elle doit prendre le temps d’installer ses rubans au chapiteau du cirque. Sans les rubans, pas de numéro. Sans s’en rendre compte, elle pousse l’Impala jusqu’à arriver derrière une autre voiture qui avance bien trop lentement à son goût. Incapable d’attendre, elle la dépasse à pleine vitesse. L’Impala n’a jamais été autant poussée. Peut-être le stress de ne pas pouvoir installer ses rubans à temps et de ne pas pouvoir répéter et être prête pour le soir. Une main sur le volant, l’autre bras accoudé à la fenêtre, elle passe sa main dans ses cheveux. Voyons, il faut de la viande pour les félins et des friandises pour les chevaux, lui avait dit le doyen avant qu’elle ne parte. Tout ça ne devrait pas prendre trop de temps. Une demi-heure, une heure s’il y a de la queue dans les magasins. Mais pas plus. Pitié, qu’elle n’ait pas à attendre plus. Cinq cents mètres. C’est la distance que parcourt l’Impala avant d’émettre une explosion qui fait sursauter Hunter. Immédiatement, elle se gare sur le bas-côté, tandis que la voiture semble rendre l’âme avec un soupire de douleur.
    « Ah non… Non, non, non, non, non ! Allo ! Tu vas pas m’lâcher comme ça ! Noooooon… Démarre, je t’en supplie. Démaaaarre… Bordel de merde. Non. Oh, j’ai des trucs à faire, moi. J’ai une vie, tu peux pas m’abandonner comme ça. Tu l’fais exprès ou quoi ? »
Mais rien à faire. A chaque tour de clé, la voiture émet un grognement étouffé mais refuse catégoriquement de démarrer. La voiture qu’elle a dépassé quelques secondes plutôt la dépasse de nouveau. La jeune femme fulmine et ne peut s’empêcher de gratifier le volant d’un coup de poing. Et puis, elle s’effondre dessus sans actionner le klaxon. Heureusement, d’ailleurs, ça aurait été la goutte qui aurait fait déborder le vase. Okay on respire. On sort calmement ce vieux téléphone qui marche une fois sur deux et on compose le numéro pris au hasard la veille. Elle est passée devant un garage automobile avec le doyen et ils ont noté le numéro. Juste au cas où. Alors elle appelle. Et ça sonne tandis qu’elle sort de la voiture et ouvre le capot, en désespoir de cause.
    « Allo ? Hum, j’ai un souci avec ma voiture… Elle est en panne et euh… j’suis sur la route entre Great Falls et Milwaukee mais j’sais pas exactement où… Vous pensez pouvoir venir me chercher ? C’est une Impala noire, pas compliqué à trouver. »
La voix de l’homme au téléphone est si douce qu’elle l’entend à peine. Elle est peut-être plus agressive qu’elle ne l’aurait voulu mais c’est plus fort qu’elle. Quoi qu’il en soit, à peine a-t-elle raccrocher qu’elle referme le capot de la voiture et retourne s’assoir sur le siège passager, furieuse contre l’Impala.
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Dean Stanford
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MessageSujet: Re: Esquinte ma bagnole et j'te fais bouffer mes chaussettes. Dim 27 Nov 2011 - 12:55

On ne peut pas dire que tout va au mieux dans le meilleur des mondes en ce qui concerne Dean Stanford. C’est même tout le contraire puisque depuis la tempête qui a fait trembler tout Great Falls, rien ne va plus. Et cela touche malheureusement autant sa vie privée que professionnelle. Quoi que, en ce qui concerne cette dernière, c’est bien plus facile d’y remettre un peu d’ordre. Avec l’aide notamment de son frère, de Katie, de Colin et d’autres, ils avaient plus ou moins remis en état le garage. Certaines choses devraient être réparées ou encore rachetées, mais ça se ferait petit à petit. Le travail avait pu reprendre. Sans doute est-ce la seule chose qui compte dans la mesure où, au moins, cela donne la possibilité à Dean de songer à autre chose que ses problèmes existentiels du moment.

Le fait qu’Arielle ait perdu leur enfant est loin de le laisser insensible. Il ne lui en veut pas et endosse absolument toute la culpabilité qui en découle. Cela dit, ça laisse de certaines marques à leur couple qui ne va plus aussi bien qu’auparavant, même si leurs sentiments réciproques sont toujours aussi forts. Il n’y a plus trente-six solutions. Soit, ils arrivent à en parler et à avancer, soit ils finiront par se quitter, le cœur lourd. Evidemment, le mécanicien est plus emballé par la première possibilité, même s’il comprendrait que ça se passe différemment.

Enfin, aujourd’hui la question n’est pas là. Au garage, Dean s’évertue à se concentrer sur la paperasse à remettre en ordre, dont les comptes du garage qui ont pris un sacré coup. Ils vont devoir travailler dur pour se renflouer et se remettre sur les rails.

La sonnerie du téléphone tire le mécanicien de ses rêveries. On peut dire qu’il fait preuve de nettement plus d’entrain comparé à d’habitude, mais le cœur n’y est pas, la motivation non plus. Dean se verrait davantage larver devant la télévision en buvant de la bière, en se mettant minable ne serait-ce que pour quelques minutes de répit. Mais non, sa conscience et son souci des autres l’empêchent de se laisser aller ou même d’exprimer ce qu’il ressent.

« Restez calme, ne vous en faites pas, j’arrive dans une dizaine de minutes. »

Fait savoir Dean à la jeune femme au bout du fil. Comme s’il ne s’était pas douté qu’elle se trouvait sur une route. Il soupire lourdement, confiant le garage et le travail qu’il reste à faire à Katie qui, malgré le fait qu’elle soit une femme (a) s’en sort aussi bien que lui ou que Max dans son travail ~

Il prend les clés de la dépanneuse et se met en route. La route entre Great Falls et Milwaukee. Une impala noire. Au moins, ce devrait être facile à trouver, les instructions sont suffisamment clair contrairement à d’autre fois où les gens se contentent de dire ‘chez moi’ ou ‘la voiture a fait un bruit étrange’ en s’énervant parce qu’il faut du temps au professionnel pour trouver exactement ce qui cloche. Pas facile en même temps avec ce genre ‘d’aide’.

Son regard se porte sur une voiture qui correspond à la description au bord de la route. Dean éteint la radio et ralentit. Il enclenche le clignotant et se range sur le côté, devant la voiture en question… Ok, y a pas l’air d’avoir grand monde.

« Et voilà. »

Murmure-t-il pour lui même, mettant pied à terre et s’avançant. C’est une belle voiture y a pas à dire.
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MessageSujet: Re: Esquinte ma bagnole et j'te fais bouffer mes chaussettes. Mar 29 Nov 2011 - 13:33

    « Restez calme, ne vous en faites pas, j’arrive dans une dizaine de minutes. »
Hunter n’a même pas le temps de lui répondre que l’homme à l’autre bout du fil a déjà raccroché. Toujours aimable. Au moins, il ne semblait ni énervé ni embêté. Soupirant, elle va se rassoir et allume la radio. Une vieille radio d’époque que le doyen a toujours refusé de faire changer pour une plus récente. Heureusement, il les a autorisés à avoir leurs CD. C’est de la guitare qui retentit et Hunter sourit, reconnaissant immédiatement l’air. Ce doux air de guitare qui vous berce dès le début. Se détendant petit à petit, la jeune femme se laisse aller dans le siège et ferme les yeux. Ayant ouvert la vitre, elle entendra bien la dépanneuse arriver malgré la musique. Cette chanson fait partie de ses favorites de l’artiste. Elle pourrait l’écouter en boucle pendant des heures sans s’en lasser. Pourtant, elle n’évoque rien pour la jeune femme, elle n’a jamais été au bord de la mort et n’a jamais vu personne mourir même si parfois, elle aurait aimé.
    Mama, take this badge of me, I can’t use it anymore. It’s getting dark, too dark to see. I feel like I’m knockin’ on heaven’s door.
Même si les chansons défilent à la radio, seule celle-ci reste dans la tête de la blondie. Elle somnole et son esprit vagabonde dans son passé. C’est bien pour cette raison qu’elle n’aime pas dormir. Systématiquement, ses rêves la ramènent aux pires années de sa vie et elle se réveille brusquement en sueur, le cœur battant. C’est le café et les stimulants qu’elle prend qui la font tenir. Elle dort peu, quelques quatre heures par nuit et évite de faire des siestes ou de s’assoupir où que ce soit. Heureusement, ce jour, c’est le bruit d’un moteur qui la réveille. Son cerveau n’a pas encore ramené les mauvais souvenirs. Encore un peu ensuquée, elle se frotte les yeux en grommelant. En jetant un coup d’œil dans le rétroviseur, elle voit quelqu’un descendre de la dépanneuse et s’approcher. Elle fronce les sourcils. Il a l’air bien jeune quand même. Malgré tout, elle sort de la voiture et va à sa rencontre. Même si elle se crispe en voyant l’homme, elle ne relève même plus. C’est toujours la même réaction quand elle doit parler à un homme. Alors elle n’y fait même plus attention. Tant qu’il ne la touche pas.
    « Bonjour. Heureusement que vous êtes arrivés vite, j’sais pas comment j’aurais fait sans vous. Hum… Je crois que je l’ai trop poussée et puis le moteur a claqué… mon dieu, si elle est morte, moi aussi… »
Et voilà qu’elle recommence à trop parler. A ce train-là, elle risque de faire fuir le garagiste. Laissons-la crever sur le bord de la route avec sa voiture adorée. Mais finalement, elle se tait et s’écarte pour le laisser passer. Il doit se foutre complètement de ce qu’elle raconte. De toute façon, elle n’y connait rien alors autant lui laisser faire son job. Gênée, elle s’écrase presque contre la voiture et le laisse en faire le tour. Elle s’approche presque de manière craintive et ajoute d’une toute petite voix.
    « Vous savez huh… la voiture, elle est pas à moi. Alors ce serait vraiment génial que… vous puissiez la réparer. En plus j’dois aller à Milwaukee et rentrer pour… putain j’aurais jamais le temps… »
C’est dans un souffle qu’elle termine sa phrase, désespérée par la situation. Elle ne peut même pas rentrer et répéter car il faut de la nourriture pour les animaux et elle doit aussi répéter. Quand ce matin, elle est tombée des marches de la caravane le matin, s’est fait marcher sur les pieds par un cheval et coincer les doigts dans une porte et qu’elle a demandé à haute voix si la journée pouvait être pire, ça n’était qu’une question rhétorique. En réalité, elle ne voulait pas savoir. Maintenant elle sait.
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MessageSujet: Re: Esquinte ma bagnole et j'te fais bouffer mes chaussettes. Mar 29 Nov 2011 - 15:34

Peut-être que conduire lui changera les idées. C’est quelque chose que Dean a toujours apprécié, être au volant, pouvoir aller où il veut, quand il veut. Obtenir enfin son permis à seize ans est un symbole de liberté, un pass pour sortir où simplement faire ce dont on a envie sans être dépendant de ses parents. Quand on habite dans une ville comme Great Falls, c’est souvent nécessaire. Ces souvenirs lui semblent désormais bien lointains. Il faut dire que le mécanicien est plus proche de la trentaine que de ses années de lycée. Un mois en arrière, il avait été à deux doigts de ‘concrétiser’ sa vie tout entière, mais le destin en a décidé autrement et désormais… Autant dire qu’il patauge, qu’il se noie même, à peine capable de s’accrocher au bord, alors mieux vaut ne pas parler de cette infime possibilité de se hisser dehors de l’eau et de s’en sortir pour de bon. Impensable. Tout simplement impossible.

Alors quoi ? Va-t-il se contenter de se laisser sombrer comme sa sœur après le ‘départ’ de leur père ? Dean n’arrive même pas à s’en rendre compte. Tout va de travers, même s’il fait de son mieux pour le cacher aux yeux de tout le monde, principalement d’Arielle, et de sa famille adorée. Hors de question de leur infliger sa peine, hors de question de leur demander de l’aide. C’est dans l’autre sens que ça marche. Lui, il préfère s’oublier. Bien trop altruiste, ou stupide, pour se focalier sur sa propre personne. Bien que ça ne pourrait pas lui faire de mal, au contraire…

Il soupire en apercevant l’Impala. Lorsque Dean s’approche de la voiture, il finit par voir la fille qu’il a eu au téléphone. Un signe de tête fait office de salutation. Il acquiesce à ses dires, que que les indications ne lui seront probablement d’aucune aide. C’est toujours ça de pris.

« C’est mon travail. Et vous en faites pas, tout est réparable. Certains trucs prennent juste plus de temps. »

Explique brièvement Dean, sans réussir à esquisser un sourire ou quoi que ce soit qui y ressemble. Il se contente d’être professionnel. Après tout, c’est cela qui importe, non ? Si elle a fait appel à lui ce n’est pas pour avoir droit à une pub « Colgate ». Et heureusement, parce que si c’est ce à quoi elle s’attendait, elle va clairement être déçue du voyage.

« Je vais regarder ça, mais vous auriez meilleur temps d’appeler quelqu’un pour vous amener à Milwaukee. »

Lui conseille le jeune homme. Travailler dans l’urgence n’est jamais la solution. Déjà rien que pour le fait qu’il y a des chances de devoir revenir beaucoup plus vite et avec d’avantage de coût. Tout est réparable c’est sûr, lui, il y croit dur comme fer, mais le prix en dépends aussi. C’est pour cela d’ailleurs que certaines personnes préfèrent parfois tout simplement s’acheter un nouveau modèle puisqu’à terme, cela leur revient moins cher et leur assure une garantie qu’ils n’ont plus avec leur vieille auto ~

Pour pouvoir se faire une idée et voir s’il peut faire le nécessaire sur place ou non, Dean ouvre le capot de la voiture et soupire.
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MessageSujet: Re: Esquinte ma bagnole et j'te fais bouffer mes chaussettes. Mer 30 Nov 2011 - 15:00

Plus aimable tu meurs. Aussi accueillant et rassurant qu’une porte de prison. Et encore, heureusement que les portes de prison répondent quand on les salue. Hunter fronce les sourcils, mécontente. S’il n’est pas content qu’elle l’ait appelé, il ne fallait pas faire ce travail. Après tout, s’il est garagiste, c’est bien pour réparer les voitures des autres et pas faire la gueule et donner envie aux clients de fuir, même avec une voiture en panne. Et dire que c’est lui qui va s’occuper de la belle Impala. Tout d’un coup, Hunter aurait bien envie de lui dire que c’était une blague, que la voiture va très bien, merci et au revoir. De toute façon, même si elle le renvoyait, il aurait toujours la même tête déconfite. Il n’a pas l’air bien intéressé par ce qu’elle lui dit. Un peu plus et il lui répondrait de le laisser faire son travail et de lui foutre la paix. C’est à peine s’il grommelle une réponse.
    « C’est mon travail. Et vous en faites pas, tout est réparable. Certains trucs prennent juste plus de temps. »
    « C’est exactement ce que je n’ai pas. »
Qu’elle lui ait dit cela ou pas, le résultat aurait été le même. Pas un sourire. A peine s’il la regarde, elle ou la voiture. La jeune femme soupire d’énervement mais ne relève pas. Elle pourrait encore avoir besoin de lui. Parce que s’il fallait attendre qu’une voiture passe sur cette route, une voiture qui accepterait de la ramener, elle pourrait tout aussi bien planter sa tente.
    « Je vais regarder ça, mais vous auriez meilleur temps d’appeler quelqu’un pour vous amener à Milwaukee. »
    « J’connais personne. Et la voiture est pas à moi, elle est au doyen. Si je reviens pas avec, je suis foutue. Tant que vous la réparez, j’attendrais. »
Tandis que le garagiste s’avance et se plante devant le capot de la voiture, Hunter s’adosse à la portière arrière et se laisse glisser jusqu’au sol poussiéreux. Elle ramène ses genoux contre elle et s’y accoude. De nouveau, elle est nerveuse. Avec ce nouveau pépin, elle n’arrivera pas à tout faire mais refuse également de prévenir le doyen. Si elle lui disait qu’elle avait planté sa voiture – qui leur servait à tous d’ailleurs – il serait très capable de prendre un cheval et de venir pour la tuer. Seulement, mourir n’était pas dans ces plans et ne le serait pas avant un bon moment. En plus, comme si ça ne suffisait pas, il fait vraiment chaud pour un jour de fin novembre. Ou alors c’est juste elle qui est déréglée ce qui ne serait même pas étonnant quand on y réfléchit bien. Elle cache son visage dans ses mains, pour se protéger du soleil. Dans cette position, on dirait qu’elle dort. Mais non, elle attend simplement que le garagiste lui dise qu’il peut réparer la voiture sur place. S’il fallait l’emmener au garage, il faudrait qu’elle trouve le moyen de payer elle-même sans que le doyen ne l’apprenne. Et réparer une voiture aussi vieille n’est vraiment pas dans ses moyens. Finalement, au bout de longues minutes de silence, elle marmonne :
    « Pitié, dites-moi que vous pouvez la réparer ici… »
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MessageSujet: Re: Esquinte ma bagnole et j'te fais bouffer mes chaussettes. Ven 2 Déc 2011 - 16:50

La mélancolie le gagne souvent ces derniers temps, la tristesse aussi. C’est pour cette raison principalement que le jeune homme est beaucoup moins « sympathique » que d’habitude. Cela dit, il n’est pas froid pour autant, juste las. Il avait bêtement cru que ça pourrait lui changer les idées, mais il n’en est au final rien. Ni la route, ni de faire des ‘rencontres’ ou de pouvoir s’occuper d’une Impala n’arrive à lui arracher de sourire. Sa vie est devenue bien triste depuis cette tempête. Elle l’a complètement dévasté et encore, ce n’est clairement pas le pire dans cette histoire ~

Et ce n’est pas non plus le moment d’y penser. Il risquerait encore de finir dans un fossé à cause de son manque de concentration, du fait qu’il ne prend pas garde à la route. Heureusement, cette dernière n’est pas bien longue, Dean arrive rapidement à destination. D’une manière automatique, il se contente de faire son travail. De toute façon, c’est cela qu’elle attend de lui, pas qu’il fasse la conversation ou qu’il tente de la faire rire. Surtout que bon, ce n’est jamais drôle d’être dans une situation comme la sienne.

« Et bien, il faut le prendre si c’est nécessaire ! »

Ses sourcils se froncent légèrement. A l’heure actuelle personne ne prend plus le temps de rien faire. Pas étonnant que le monde ne tourne pas rond. D’ailleurs, pour l’instant, le mécanicien n’a pas encore la moindre idée du temps que ça lui prendra de la remettre en état. Si on se fie aux apparences, il va y avoir du travail. On dirait que cette voiture n’a pas fait de contrôle ou n’est pas passée au service depuis des lustres.

La jeune femme lui avoue ne connaître personne. Sa deuxième confidence est le fait que la voiture ne lui appartient pas. Si ça ne regarde pas Dean, il espère réellement qu’elle ne l’a pas piqué à l’insu de ce « doyen », dont il ignore tout. Ce serait dommage qu’elle se mette dans une situation délicate alors qu’elle peut tout aussi prendre le bus pour se rendre à Milwaukee. Cependant, le jeune homme ne la questionne pas.

« Si vous voulez, j’ai le numéro d’une compagnie de taxi. Et faut pas vous en faire, j’en prendrais soin comme de la prunelle de mes yeux. »

Il tourne la tête pour la regarder, esquissant un léger sourire. C’est sincère, tout simplement. En temps normal, Dean ne fait pas ce métier seulement pour se nourrir et gagner de l’argent, la mécanique le passionne plus que tout autre chose ~ Hors de question de négliger son travail une seule seconde ! Ne serait-ce rien que pour éviter d’entacher la bonne réputation qu’il a eu temps de mal à se faire au départ…

Son attention se fixe sur le moteur de la voiture, il zappe totalement sa propriétaire jusqu’à ce qu’elle reprenne la parole.

« Je pourrais essayer, mais ça ne tiendrait pas bien longtemps. Dans l’idéal, il faudrait l’emmener au garage. »

Plus qu’à attendre son consentement. Ce n’est pas comme si elle a le choix en même temps ~
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MessageSujet: Re: Esquinte ma bagnole et j'te fais bouffer mes chaussettes.

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